Les résultats de l'étude contredisent un argument souvent ressassé, celui de la flambée de ces coûts de gestion. Elaborée avec une vingtaine collectivités franciliennes, elle indique que le produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (Teom) - qui est en moyenne de 111 euros par habitant - compense amplement les coûts de gestion évalués à 91 euros par habitant. A ce phénomène dit de « surcouverture » s’ajoutent des spécificités franciliennes. Par exemple la prépondérance du mode de traitement par incinération (57% des déchets ménagers et assimilés y sont orientés) et des écarts importants d’une collectivité à l’autre en termes de coût de traitement, qui varient du simple au double en fonction du niveau d’amortissement atteint par les équipements. Le verre aussi coûte cher à collecter. De même pour les déchets verts, dont le coût élevé de collecte incite des collectivités à faire marche arrière. Ou du moins à s’interroger sur la pertinence économique de ce type de service.Le site de l'Ordif