L'or a été remis au finlandais Zen Robotics, qui utilise l'habilité des robots pour améliorer le tri des déchets du bâtiment et de la construction. ZenRobotics Recycler est le premier robot dédié au tri des déchets. Il sépare les matières valorisables (bois, métal, intertes) des déchets ultimes. Pour cela, le robot utilise des capteurs, notamment des caméras efficaces en lumière visible, infrarouge, laser, des détecteurs de métaux et de poids. L'avantage de ce procédé est de fournir des fractions pures de matériaux triés, sept jours sur sept. Malgré coût initial élevé (environ plusieurs dizaines de millions d'euros) le retour sur investissement est accessible en 24 mois. Les coûts d'exploitation et de maintenance sont faibles, assure ZenRobotics, en comparaison avec les techniques traditionnelles de tri. La première installation a été livrée à la filiale finlandaise de Sita, et a été testée au cours de l'année 2011.
Ensuite, l'argent revient à HeiQ Materials, pour Oilguard, un produit suisse qui a fait ses preuves lors de la marée noire dans le golfe du Mexique quelques semaines plus tard. Oilguard est un non-tissé, qui, déposé sur les plages, offre une protection active contre les marées noires, car il absorbe le pétrole tout en repoussant l'eau. En une journée, une dizaine de kilomètres de plages peuvent ainsi être protégées. Il est aussi efficace pour absorber le pétrole déjà déposé. Oilguard a été développé en collaboration avec Beyon Surface Technologies et le producteur de non-tissés TWE. Sept ans de R&D ont été nécessaires à sont développement. Après avoir été collecté, Oilguard peut être incinéré en cimenterie. Son coût est de 50 dollars par mètre.
Enfin, le bronze a été attribué au portugais Waydip qui veut capturer l'énergie cinétique fournie par les piétons et les voitures, et la transformer en électricité. Contrairement à d'autres procédés existants, elle n'utilise pas la piézoélectricité, mais l'électromagnétisme. Avantage : le procédé produit dix fois plus d'électricité par mètre carré, et coûte deux fois moins cher que les solutions piézoélectriques. Commercialisé depuis janvier 2011, cette technologie s'installe aussi bien sur le revêtement du trottoir ou de la route, que dessous. Un entretien, tous les cinq ans, est nécessaire pour ce produit d'une durée de vie de 20 ans. L'électricité ainsi produite coûte 10 euros par watt installé pour la solution piétonne, et 5 euros par watt pour la solution automobile. Elle peut soit être stockée, soit utilisée directement. Une installation pilote est testée à l'aéroport international de Lisbonne.
(1) European Federation of Associations of Environmental Professionals (2) Association Française des Ingénieurs et Techniciens de l'Environnement
ACLe site de Zen RoboticsLe site de HEIQ MaterialsLe site de Waydip