Après avoir signé un premier engagement avec le ministère de l’Ecologie, le syndicat des Entreprises du médicaments (Leem) renouvelle l’exercice pour la période 2012-2014. Cette fois, cinq programmes d’actions sont définis, avec des objectifs chiffrés et des indicateurs précis. Tout d’abord, mettre en place une politique RSE, avec la nomination d’un coordonnateurs RSE d’ici 2014, et l’augmentation de 10 % du nombre de salariés formés au développement durable. Ensuite, promouvoir la diversité, améliorer les conditions de travail et développer des programmes d’actions environnementales. On retrouve ici le développement de la collecte des médicaments non utilisés, l’incitation aux bilans des émissions de gaz à effet de serre chez les entreprises de moins de 500 salariés mais aussi la mise en place de la responsabilité élargie des producteurs sur les déchets de soins à risques infectieux. Cette filière aurait dû démarrer au 1er janvier 2012. Or, seules quelques expérimentations pilotes sont prévues d’ici à la fin de l’année. Par ailleurs, le Leem veut améliorer son éthique, avec une charte du « lobbying responsable », la diminution des expérimentations animales, etc.
La convention de progrès sur la période précédente (2009-2011) semble avoir atteint ses objectifs. Selon les chiffres du Leem, 43 entreprises représentant 66 % des chiffre d’affaires et 63 % du personnel ont amélioré leurs pratiques. Avec une augmentation des bilans Carbone, des véhicules verts, de la création de « coordinateurs environnementaux », d’écoconception des emballages, etc. En revanche, sur des points très concrets comme les proportions du transport routier, ferroviaire ou maritime, ou encore la connaissance, par le public, de la filière des médicaments non usagés (MNU), les performances sont stables.ACTous les détails sur le site du ministère de l'Ecologie