« C’est un scandale social, économique et environnemental qui a trop duré et qui a longtemps été sous-estimé. Pour cette action, on a ciblé le dernier maillon de la chaîne, à savoir le consommateur. Et identifié trois sources de gaspillage : au restaurant, à la cantine et au sein du foyer », explique Benoît Hartmann, porte-parole de FNE. Une trentaine de familles, six restaurants, un collège et une école élémentaire participent à l’opération. Dans les ménages, le bureau d’études Verdicité évalue à 30 kg par personne et par an le volume d’aliments gaspillés. Coût d’un tel gâchis : de 200 à 1 500 euros par an et par foyer, selon FNE. « Mais les données manquent et ne sont pas toujours fiables. Quoi qu’il en soit, le but est de responsabiliser les gens, pas de les faire culpabiliser », ajoute le porte-parole.
Information, éducation à l'alimentation, diffusion de recettes économes : les solutions existent. Le Syctom, agence parisienne des déchets ménagers, a par exemple mis en ligne un kit anti-gaspi. La société de conseil Inddigo, elle, lance un concours de « recettes zéro déchet » avec l’appui de l'association Orée. A la direction régionale et interdépartementale de l'agriculture et de la forêt d'Ile-de-France (Driaf), une chargée de mission se penche également sur cet enjeu. « Même le Conseil national de l'emballage s’en soucie et est preneur de solutions », complète Kaméra Vesic, à la tête de l’association de sensibilisation à l'environnement PikPik. Dans les restaurants, un secteur très peu étudié pour l’instant, la FNE suggère de valoriser d’autres bonnes pratiques. A ce stade, une poignée d’actions sont en cours, essentiellement en Isère.En savoir plus sur le concours « Recettes zéro déchet »En savoir plus sur l’opération de FNE