Le syndicat d'études et d'élimination des déchets du Roannais (SEEDR) et le groupe Urbaser ont officialisé le 10 septembre leur décision de rompre « d'un commun accord » la convention de délégation de service public (DSP) qui les liait pour la conception, la construction, le financement et l'exploitation du centre de traitement des déchets. Cette rupture où « aucune indemnité ne sera réclamée par l'une ou l'autre des parties » marque l'abandon d'un long projet comprenant une installation de TMB (Tri mécano biologique) et un centre de stockage. Les procédures judiciaires sans suite ont provoqué des retards importants et les banques ont renoncé à leur offre initiale de financement. Mais la crise est passée par là et le SEEDR a finalement considéré que « les nouvelles conditions n'étaient pas acceptables ni économiquement, ni juridiquement au niveau de la passation d'un avenant ». Pour le président du SEEDR, Hubert Paire ce projet « constituait une solution idéale à la gestion des déchets du Roannais. Les actions en justice des opposants et la crise mondiale en auront décidé autrement, nous ne pouvons que le regretter. »