Federec a revu la présentation de son observatoire des chiffres et clarifié certains éléments. La distinction est faite aujourd'hui entre les industries du recyclage et le négoce. Les résultats précédents ajoutaient les volumes sortant des chantiers et les volumes négociés. Cette génération spontanée a donc pris fin. Pour comparer ce qui devrait l'être, le déclaratif 2013 a été complété pour 2012. Les éléments chiffrés concernent 1 300 entreprises et 2 500 établissements. Au cours de la présentation des résultats, Jean-Philippe Carpentier, président de la fédération, comparant les deux années successives, a fait état d'une baisse des volumes collectés de - 2,5 % à 33,665 Mt. Les matériaux directement liés aux activités industrielles et artisanales souffrent le plus de la conjoncture économique. Les métaux sont les secteurs particulièrement touchés avec - 9 % pour les ferrailles et - 4 % pour les métaux non ferreux. Les entrées sur chantier des matériaux plus dépendants de la consommation finale ou intermédiaire, ont légèrement progressé, c'est le cas notamment des papiers et cartons, des plastiques, des déchets de bois. Les volumes commercialisés ont suivi la tendance des collectes. Les entreprises ont mis sur le marché 26,3 Mt de matières, soit - 2,5 % qu'en 2012 (voir graphique). Le chiffre d'affaires du secteur est en repli de 9,5 % à 9,447 M€. Le recul des ventes s'est accompagné d'un tassement des prix. Le CA des ferrailles est en recul de 15 %, celui des non ferreux de 12 %. Les investissements sont en diminution de quelque 4,5 %. Sur le volet équipements, « nous sommes aujourd'hui en surcapacité », a précisé Jean-Philippe Carpentier qui ne voit pas la nécessité « de créer de nouveaux centres de tri avant d'utiliser les équipements existants ». Les encouragements économiques et fiscaux sont, selon lui, plutôt à diriger vers les usines qui consomment ces matières.