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Bioproof travaille sur le caoutchouc durable

Par la rédaction, le 1er février 2016.
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Depuis trois ans, le marché des matières premières est chahuté au niveau de la disponibilité et des prix. Soumises aux fluctuations importantes du prix du pétrole, les matières premières synthétiques entrant dans l'industrie du caoutchouc ont connu, il y a quelques années, des niveaux de prix élevés touchant les marges des entreprises. Aujourd'hui, la tendance s'est radicalement inversée. Mais la situation n'est pas durable. Par ailleurs, la mutation du craquage pétrolier et le développement des huiles et gaz de schiste conduisent à une réduction progressive de la capacité de production de monomères, notamment le butadiène, incontournable dans la synthèse des caoutchoucs. Enfin, si la production actuelle de caoutchouc naturel est supérieure aux besoins, les possibilités de croissance des surfaces consacrées à l'hévéaculture semblent limitées, et principalement localisées en Asie et en Afrique. Dans ce contexte, le projet Bioproof, de cinq ans, vise à identifier et valider de nouvelles sources d'approvisionnement (gommes, plastifiants, charges) issues de matières bio-sourcées. Il doit également contribuer à améliorer le recyclage de déchets de caoutchouc, de rebuts de production et des pièces en fin de vie pour produire notamment de la poudrette, du régénéré et du noir de carbone. Enfin, Bioproof va permettre d'élaborer de nouvelles formulations de mélanges de gommes, mises au point par le LRCCP (Laboratoire de recherches et de contrôle du caoutchouc et des plastiques), porteur du projet. Bioproof est labellisé par le comité stratégique de la filière chimie et matériaux, la DGE, les pôles de compétitivité Elastopôle et Industrie agroressources. Il dispose d'un budget total de 46 millions d'euros. Alternatives viables Depuis son lancement, le projet a débouché sur la conclusion d'un accord de confidentialité pendant deux ans avec les fournisseurs de matières bio-sourcées et recyclées. À mi-parcours, le consortium va rendre progressivement accessibles les résultats des travaux à l'ensemble de la filière caoutchouc via son site internet. On y trouve déjà le test portant sur 12 familles de matières premières bio-sourcées et recyclées, soit un total de 66 matières, dont 14 produites à l'échelle industrielle et disponibles en quantités suffisantes. Les essais ont été réalisés sur un outillage semi-industriel de type mélangeur interne et externe pour les nouvelles formulations. Si certains produits bio-sourcés offrent des solutions alternatives intéressantes, les débouchés s'avèrent limités et onéreux. C'est le cas du latex issu de plantes comme le guyaule (arbuste du Mexique) et le dandelion (espèce de pissenlit russe), dont l'exploitation est destructrice et à faible rendement. En revanche, de nouvelles molécules issues de la biomasse et de la synthèse de monomère bio-sourcé (éthylène par fermentation de la canne à sucre, par exemple), peuvent devenir des solutions viables et efficaces pour les élastomères. Pour remplacer les charges, les travaux ont montré que l'amidon, la cellulose et la lignine peuvent être traités par pyrolyse et générer des cendres comme substituts aux noirs de carbone. Les plastifiants peuvent être obtenus à partir d'huiles végétales oléagineuses ou par synthèse de molécules issues de cette biomasse. Autres solutions Les solutions alternatives issues du recyclage sont également prometteuses. Principal gisement sous-exploité, les pneus en fin de vie sont encore, pour 17 millions de tonnes par an dans le monde, incinérés ou enfouis (dont 3,4 millions de tonnes en Europe). Ils représentent pourtant une source de nouvelles matières premières intéressante. À condition de les traiter soit par micronisation, soit par pyrolyse. Le broyage fin produisant une pou-drette allant jusqu'à 100 microns ou encore la régénération et la dévulcanisation des caoutchoucs réticulés permettent de réincorporer la matière à hauteur de 10 % dans les formulations, sans perturber les propriétés. Le procédé de pyrolyse est utilisé pour transformer le caoutchouc de pneus en noirs de carbone recyclés, intégrés comme charge de substitution à hauteur de 20 à 50 %. Cette voie semble prometteuse aux yeux des acteurs du projet, car elle représente un réel gain économique. Il y a deux ans, l'économie ainsi réalisée équivalait à 50 % du prix du noir de carbone standard. Aujourd'hui, avec la forte chute des prix des matières premières pétro-sour-cées, l'intérêt n'est sans doute plus aussi prégnant, mais l'investissement dans ces recherches offre des perspectives plus rassurantes pour les industriels, car déconnectées des fluctuations des produits d'origine fossile.
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