Après l'échec apparent du sommet de Copenhague, on se demande vraiment où en sont et où s'en vont : la lutte contre les gaz à effet de serre, les « 3X20 », le Facteur 4... le développement durable en somme. Tout ça pour ça ? Douze jours de débats et de négociations pour si peu de choses ? Mais on peut aussi voir le verre à moitié plein et se dire qu'une hausse des températures globales limitée à 2°C, une aide à l'adaptation des pays en développement et la protection des forêts ce n'est pas rien. Toujours est-il qu'il n'y aura pas d'Organisation mondiale de l'environnement pour vérifier la mise en oeuvre des engagements de chacun et les contraindre légalement, ni d'objectifs chiffrés de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050, ni d'objectifs de réduction des émissions de CO2. En tout cas compte tenu des données actuelles.
Déception quand tu t'accroches...
Petite éclaircie, la déclaration de Luc Van den Brande, président du Comité des Régions de l'Union européenne : « Ce sont les dirigeants locaux qui devront prendre le relais et faire de l'accord de Copenhague un succès dans les faits. Les dirigeants du monde entier n'ont fait que la moitié du chemin en reconnaissant les faits scientifiques... Nous n'avons plus de temps à perdre et nous devons passer à la vitesse supérieure. Faire de l'accord de Copenhague un succès nécessite une action engagée, audacieuse et concrète des régions et des pouvoirs locaux sur le terrain. En l'absence d'engagement local et régional, l'accord de Copenhague ne vaudra pas plus que le papier sur lequel il est écrit... »
Sur le terrain, les acteurs locaux et régionaux sont depuis longtemps au travail. Ils répondent à une demande grandissante des populations locales pour un développement durable. Et comme toujours avec leurs seuls moyens et leurs équipes.