En octobre dernier, Claude Pernès, président de l'Association des Maires d'Ile-de-France, emmenait une délégation de quatre-vingt-cinq élus et chefs d'entreprise franciliens pour un voyage d'études à Stockholm. Accueillis par le maire suédois, Sten Nordin, et le président de l'Association des Mairies et Régions de Suède, Anders Knape, les élus se sont entretenus avec leurs homologues de la taxe carbone, du péage urbain et des éco-quartiers. Preuve, s'il en est, que les élus franciliens n'ont pas découvert l'écologie et le développement durable à l'occasion des élections régionales...
A l'occasion de ce déplacement, l'Amif souhaitait surtout étudier les initiatives de la métropole suédoise en matière de développement durable et leurs possibles applications en Ile-de-France. Pourquoi ? Tout simplement parce que Stockholm a été consacrée première «capitale européenne verte» pour 2010. La ville, qui compte 800 000 habitants, est en effet un modèle de gestion « verte ». La dimension environnementale est prise en compte à toutes les étapes, dans les décisions d'aménagement, le budget, la planification opérationnelle... La municipalité s'est d'ailleurs fixé l'objectif ambitieux de ne plus recourir à l'énergie fossile d'ici à 2050.
Certes, l'Île-de-France n'en est pas encore à ce stade, mais les élus, toutes tendances confondues, sont sur la bonne voie. Une voie « verte » où se côtoient les expériences sur les cantines bio, la protection du patrimoine écologique, le développement des énergies vertes, mais aussi, les éco-quartiers qui, depuis quelques années poussent comme des champignons. Si les élus franciliens parleront développement durable durant leurs Assises, ils aborderont également des sujets essentiels pour l'avenir de leurs territoires : la sécurité et les finances locales et ils ont de quoi dire...