« Il sera presque impossible de surmonter la crise sans la collaboration des mairies, dans la mesure où celles-ci sont chargées d'appliquer 70 % de la législation européenne. » C'est ce que déclarait le président de la Fédération espagnole des municipalités et provinces (FEMP), Pedro Castro lors de l'ouverture du Sommet européen des gouvernements locaux, à Barcelone en février dernier. Ce dernier a averti du fait que « la crise doit impliquer toutes les administrations. (...) Les actions entreprises par les gouvernements nationaux pour faire face à la crise n'auront pas d'effet si elles ne sont pas coordonnées avec celles des collectivités territoriales. » Lors de son intervention, le ministre espagnol de la Politique territoriale, Manuel Chaves, a rappelé que le pari de la Présidence espagnole de l'UE sera de mettre en oeuvre le Traité de Lisbonne, de « laisser derrière nous au plus vite » la crise économique, de créer des emplois et de « faire en sorte que l'Europe s'établisse dans la conscience et la volonté de ses citoyens » à travers la « gouvernance multi-niveaux », c'est-à-dire, grâce à un rôle plus important accordé aux gouvernements de proximité. Il a également plaidé pour que soit abandonné un « modèle pyramidale dépassé et pour la consolidation du projet européen qui puisse répondre aux besoins réels des citoyens, ce pour quoi les mairies doivent, selon lui, jouer un rôle plus actif au sein de l'UE ».