Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
TERRITOIRES

Élus en charge du développement durable : qui êtes-vous ?

LA RÉDACTION, LE 6 AVRIL 2010
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Dans notre précédent numéro, nous vous présentions l'étude Birdd menée par Valtao, sous la direction de Bruno Lenoble, « Partager et démultiplier les réussites locales en développement durable : la France est-elle prête à relever le défi ? ». À l'occasion des Assises des maires d'Ile-de-France, il nous a semblé intéressant d'en extraire certaines données puisque, rappelons-le, cette étude est le fruit de longs entretiens avec les adjoints en charge du développement durable de soixante-trois communes de la région. Même parcellaire, cette étude a le mérite de dessiner un portrait assez précis de ces élus, de cerner leurs priorités, mais aussi d'examiner à la loupe le développement durable tel qu'il existe à l'échelle locale. Écologie, économie, social Les dernières élections municipales ont vu se multiplier les adjoints en charge du développement durable. Effet de mode, tendance verte obligatoire pour ne pas décevoir les électeurs ? Il y a sans doute un peu des deux, mais surtout une prise de conscience que les élus ont eu sincèrement envie de mettre en pratique. Les débuts sont certes hésitants car il faut prendre toute la mesure du développement durable, de ce qu'il implique en termes de moyens et de synergies à fédérer et au niveau local, les choses ne sont pas forcément simples. Alors, bien sûr, ces élus « apprennent en marchant » et un seul mandat ne pourra leur suffire pour mener à bien toutes leurs actions. Ils savent que le « long terme » est inévitable, ce que souligne parfaitement l'étude Birdd : « Une écrasante majorité des élus répond que le développement durable doit être envisagé sur des perspectives à long terme, et non à court terme. Là encore, il n'existe aucun critère qui infirme cette tendance. » Alors, qui sont les femmes et les hommes qui ont la charge de rendre réel le développement durable dans les communes, à l'échelon le plus local qui soit ? Quelles actions mettent-ils en place ? Quels sont les nouveaux enjeux qui se dessinent ? Grâce aux éléments fournis par l'enquête Birdd de Valtao, des portraits se dessinent, le développement durable prend corps... « À travers les trois départements de notre étude, précise Bruno Lenoble, 42 adjoints, soit 67 % des élus rencontrés, possèdent la délégation « développement durable », indépendamment de la famille politique de l'équipe municipale. Les communes apparaissent donc comme des relais de proximité du développement durable auprès des citoyens. Cependant, si plus de 50 % des communes rencontrées intègrent leur politique de développement durable dans un cadre commun de type agenda 21 local ou Plan climat territorial, ces politiques ne sont pas uniformes : orientations du développement durable, priorités, objectifs et moyens mis en place diffèrent selon les communes. » Et pour la grande majorité de ces élus, le développement durable est, dans la réalité, avant tout « écologique » (voir graphique et tableau). Or, on le sait, pour être « durable », le développement doit s'appuyer sur trois piliers : le pilier environnemental, le pilier social et le pilier économique. Autrement dit, la conjonction du viable (plan environnemental), de l'équitable (plan social) et de l'efficace (plan économique). Des budgets encore « timides » Même si leurs budgets ne sont pas encore à la hauteur de leurs attentes, les élus en charge du développement durable interrogés estiment, et espèrent, qu'ils connaîtront une hausse au cours du mandat. Il est vrai que le développement durable n'ayant fait son entrée dans les conseils municipaux qu'assez récemment, il est nécessaire que, dans une première phase, tous s'approprient le concept, élus (et pas seulement ceux en charge du développement durable), employés communaux et administrés. Forcément, cela demande du temps d'associer en continu toutes les parties prenantes, mais c'est, pour ainsi dire, une « figure imposée », tout comme le partage des bonnes pratiques. Hélas, nous n'en sommes encore qu'aux prémices... « Un culte du secret, l'esprit de concurrence, amènent certaines réussites à rester uniquement des vitrines pour leurs responsables. Leurs homologues ou leurs concitoyens sont de fait dans l'impossibilité de s'en inspirer. L'accès, l'utilisation de l'information revêt donc un enjeu majeur pour accroître l'efficacité des projets », insiste l'étude. Si les élus ont besoin de temps et d'informations, ils ont aussi besoin d'argent ! Comme le souligne l'étude Birdd : « Globalement, les maires adjoints au développement durable ne disposent pas de budget spécifique pour piloter leur activité, ils sont ainsi 67,3 % à n'avoir aucun budget dédié. Quant à ceux qui en disposent, ils sont 23,6 % à bénéficier de moins de 5 % du budget municipal alloué à leur délégation. Toutefois, ils sont 5,5 % à posséder plus de 5 % du budget, à noter que souvent, il résulte du lancement d'un grand projet type Agenda 21 » (voir graphique). Osez la transversalité et le partage ! Des budgets oui, mais pour quoi faire ? Pour une majorité des élus interrogés, la baisse des dépenses énergétiques est la priorité, ce n'est donc pas un hasard si c'est à l'échelon local que les projets de développement d'énergies renouvelables ont été les plus actifs. Parmi les autres thématiques citées par les élus franciliens viennent ensuite la gestion des déchets, la lutte contre la pollution atmosphérique et sonore et la qualité de vie. Et force est de constater que dans tous ces domaines, les initiatives fourmillent même si, comme le souligne l'étude, « c'est peut-être un défaut lié à la jeunesse des mandats développement durable (...) elles ne sont pas toujours transformées en réussites alignées sur des objectifs initiaux clairement établis. L'absence actuelle de réflexes visant à organiser le partage des expériences, échecs ou réussites, entrave la diffusion de bonnes pratiques et limite la transversalité du développement durable. » Si les élus franciliens chargés du développement durable ont encore à se « perfectionner », ils ont en tout cas mis la région sur la bonne voie. Leurs actions seront durables à condition qu'ils fassent leurs des mots comme « transversalité » et « mise en commun des bonnes pratiques ». La lecture de l'étude Birdd dont nous n'avons relevé ici que quelques points, va bien au-delà de quelques chiffres et propose des solutions pour décupler rapidement le développement durable dans les communes. Et ça peut vraiment fonctionner durablement !


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Haropa Port engage la construction d’un port stratégique en Île-de-France
Haropa Port engage la construction d’un port stratégique en Île-de-France
Sobriété hydrique : à Roanne, TAD montre la voie dans le textile technique
Sobriété hydrique : à Roanne, TAD montre la voie dans le textile technique
Un guide pour se préparer aux risques naturels et climatiques en entreprise
Un guide pour se préparer aux risques naturels et climatiques en entreprise
Dossier/2 | Réseau de chaleur Nord-Alco : un projet montpelliérain bien accepté
Dossier/2 | Réseau de chaleur Nord-Alco : un projet montpelliérain bien accepté
TOUS LES ARTICLES TERRITOIRES
Les plus lus