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TERRITOIRES

Le casse-tête de l'accès aux soins en zone rurale

LA RÉDACTION, LE 26 JUILLET 2010
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La densité médicale, qui était de 275 praticiens pour 100 000 habitants en 1985, est passée à 340 en 2005. Le nombre de médecins n'a donc jamais été aussi élevé mais ils sont toujours aussi inégalement répartis sur le territoire, tant en termes de densité que de spécialité. Malheureusement, les auxiliaires médicaux, kinés, infirmiers... suivent cette tendance. De plus, la diminution du nombre d'étudiants en médecine au cours des années 80 et 90 conduira mécaniquement à une baisse de la densité moyenne des praticiens en France. On estime ainsi que celle-ci sera de 283 médecins généralistes pour 100 000 habitants en 2025 : un niveau quasiment identique à celui de 1985 mais avec des besoins accrus en soins primaires, du fait du vieillissement de la population. Comme ne cesse de le rappeler l'Association des Maires ruraux, face à cette désertification médicale de certains territoires ruraux, il est plus que grand temps d'agir. Les précisions du CIADT En début d'année, le président de la République mettait l'accent sur les services à la population, en particulier l'accès à la santé de proximité, particulièrement dans les zones rurales. « Les citoyens ruraux qui acquittent la CSG sont en droit d'attendre une présence médicale normale », déclarait-il en concluant les Assises des territoires ruraux. « Dès la rentrée universitaire 400 bourses seront octroyées à des étudiants en médecine qui s'engageront à exercer au moins dix ans dans des territoires à faible densité médicale. » Un dispositif qui sera reconduit chaque année avec un objectif à terme de 4 000 médecins en zone rurale. Par ailleurs, il annonçait le lancement d'un plan triennal de création de Maisons de santé pluridisciplinaires en collaboration avec les collectivités locales. « L'État et l'Assurance-maladie participeront au financement de 250 maisons de santé. Nous doublerons leur présence sur le territoire en trois ans », avait-il alors indiqué. Il existe aujourd'hui 160 Maisons de santé et 25 Pôles de santé. Souvent présenté comme la panacée pour lutter contre les déserts médicaux, cet outil a toutefois fait l'objet d'un rapport assez critique, remis le 19 janvier dernier à Roselyne Bachelot.* Si le Président n'avait annoncé que les grandes lignes de ces projets, le CIADT (Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire et d'attractivité régionale) est venu apporter de plus amples précisions que l'on peut résumer en plusieurs points : - Améliorer l'offre de soins dans les territoires ruraux 250 Maisons de santé pluridisciplinaires financées sur la période 2010-2013. - L'État participera au financement aux côtés des collectivités territoriales. Pour l'ingénierie et le fonctionnement, une enveloppe maximum de 50 000 euros est prévue par Maison, pour un montant total de 2,5 millions d'euros par an. Pour l'investissement, les financements de l'État pourront varier de 25 à 35 % du coût total selon les territoires. Un comité régional de sélection des projets associera l'Agence Régionale de Santé et les préfets, en concertation avec le conseil régional, les conseils généraux et les représentants des professionnels. - Incitations à exercer dans les territoires ruraux pour les jeunes professionnels de santé. - 400 contrats d'engagements de service public sont prévus pour 2010-2012 en milieu rural. Ils permettront d'attribuer une bourse de 1 200 euros par mois aux étudiants en médecine s'engageant à exercer en zone fragile pour une durée équivalente à celle de leurs études. - En outre, l'accueil de ces médecins stagiaires sera facilité par la mise à disposition d'un logement privatif au sein des Maisons de santé.


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