C'est l'enveloppe que le gouvernement propose de mobiliser sur cinq ans pour réduire la vulnérabilité face aux risques de submersion marine et d'inondation rapide. Jusqu'en octobre, le Plan digues sera soumis à consultation. Ses atouts : il prône une approche par « territoires à risque », reconnaît qu'il faut accélérer la réalisation des plans communaux de sauvegarde et de prévention des risques et veut agir sur tous les fronts (prévision, surveillance, prévention, maîtrise de l'urbanisation). En zone à risques, le contrôle de légalité des permis de construire par les préfectures, dont le manque d'efficacité a été critiqué par une mission sénatoriale, sera renforcé. Au niveau national, un référentiel des règles de construction réduisant la vulnérabilité du bâti est attendu. Côté alerte, Météo France finalise un dispositif qui fournira aux acteurs locaux une information plus claire et opérationnelle. À l'échelon départemental, un niveau de vigilance propre aux fortes vagues et submersions marines sera créé. Il est aussi prévu d'achever la modélisation du littoral et de mieux diffuser les connaissances acquises. Quant aux digues, leur recensement est en cours, mais il faut éclaircir le statut de celles n'appartenant pas à l'État. « Aucune digue nouvelle ne sera autorisée pour ouvrir à l'urbanisation de nouveaux secteurs », rassure ce plan. Reste le financement, alors même que l'enveloppe évoquée ne suffira sûrement pas à réparer les digues, indemniser les sinistrés et renforcer la prévention.