À la suite des déclarations de Christian Estrosi dans le JDD, Jacques Pélissard a tenu à exprimer la position de l'AMF. « l'AMF ne saurait accepter le principe général de « sanctions », de « fortes peines d'amendes » à l'encontre des maires suspectés de ne pas assurer leur rôle de prévention. En effet, nos territoires sont divers par leur démographie, par leurs capacités financières, par les taux ou les formes de délinquance qui les affectent. Dans chaque commune, c'est le maire et le conseil municipal qui définissent et mettent en oeuvre en fonction de la spécificité du territoire, la politique de prévention adaptée. Vouloir calquer une solution uniforme pour l'ensemble du territoire national, alors que les situations sont hétérogènes d'une commune à l'autre, ne serait ni réaliste ni opérationnel. Les maires de France souhaitent enfin qu'un nouvel élan soit donné aux contrats locaux de sécurité et de prévention de la délinquance qui parfois connaissent une certaine léthargie pour leur rendre toute l'efficacité en terme de lutte globale contre l'insécurité qu'attendent nos concitoyens. »