Dans un entretien paru dans Civique, le magazine interne du Ministère de l'Intérieur, le ministre est revenu sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à réorganiser les collectivités locales : « Lorsque je regarde l'histoire de la décentralisation dans notre pays, je constate qu'entre 1982 et 2010 il s'est passé vingt-huit ans, vingt-huit ans pendant lesquels beaucoup de choses ont changé autour des collectivités territoriales, et beaucoup de choses au sein même des collectivités territoriales, en termes de compétences mais aussi de budget. Aujourd'hui, l'empilement des compétences fait que le citoyen ne sait plus à qui s'adresser tant il existe de juxtapositions et d'interférences (...) D'autre part, nous traversons une période de crise. Pouvait-on imaginer que les collectivités territoriales restent dans une bulle, à l'écart de cette crise ou n'en tirant pas toutes les conséquences ? Il était donc nécessaire, à bien des égards, de procéder à cette remise à plat des collectivités territoriales, tant pour permettre à leurs interlocuteurs de mieux les identifier que parce que la réforme touche tout le monde, l'État le premier, que les enjeux sont collectifs et que les collectivités devaient accompagner cet effort général. »