Le refus est le propre de l'homme : refuser, c'est affirmer son « être au monde ». Parce qu'il est le produit d'une expérience humaine transformée en conscience, le refus s'impose comme le produit d'une exigence éthique.
Il y a une éthique du refus, a fortiori dans la sphère politique, aiguillant les esprits et les comportements. Le refus est une aventure, une geste politique, une insurrection de la conscience qui fait l'effort de se penser dans un monde tourmenté et implacable. Politologue de formation, menant en parallèle à une carrière de haut fonctionnaire et à des activités d'enseignement (ENA, Dauphine) une activité de chercheur, Christian Savés est l'auteur de très nombreux travaux dans son domaine de spécialité : histoire des idées et pensée politique, théorie de la démocratie...