Pour stimuler l'activité du réseau des acheteurs hauts normands de la commande publique (Ran-Coper) créé en 2007, l'Ademe Haute-Normandie a fait réaliser une enquête sur les pratiques des collectivités régionales en matière d'achats responsables. Avec l'aide de l'université du Havre, l'Ademe dispose aujourd'hui du diagnostic nécessaire à la mise en place d'une stratégie de relance du réseau. Ses conclusions sont très liées à l'organisation du territoire régional, constitué de 1 400 communes dont 1 100 comptent moins de 1 000 habitants. Sans surprise, 67 % des structures n'ont pas d'agents en charge de la commande publique et 90 % des acheteurs en poste avouent ne pas avoir été formés aux achats responsables. Face à ce constat, l'Ademe, aidée par l'Association aquitaine des achats publics responsables, a commencé par mettre en place une « hot line », qui répond à toutes les demandes des collectivités. Elle va renforcer son offre de formation avec le CNFPT en direction des acheteurs et des agents territoriaux . Elle monte également une formation spéciale pour les élus des petites communes. « Pour cette formation programmée au printemps 2014, les élus devront choisir un binôme spécialisé en environnement ou un juriste car, dans les petites communes, ce sont eux qui définissent les politiques d'achats publics », explique Jean-Marc Gohier, ingénieur-urbaniste de l'Ademe. Enfin, une lettre d'information électronique bimensuelle va informer très régulièrement les adhérents. Mais la dynamique d'un réseau tient aussi à sa capacité à mobiliser des financements. Et pourquoi ne pas le faire bénéficier des économies réalisées par les adhérents ? La piste est à l'étude.