Après plus d'un an de concertation, le projet de Papi (programme d'actions de prévention contre les inondations) de la Seine et de la Marne franciliennes doit être officiellement validé d'ici à la fin de l'année. « L'agglomération parisienne est le territoire français le plus exposé aux inondations, mais sa population est très peu sensibilisée aux risques », pointe Frédéric Molossi, président de l'EPTB Seine Grands Lacs, porteur du projet. Pourtant, une crue centennale pourrait, selon les estimations de l'établissement, coûter 40 milliards d'euros, toucher 5 millions de personnes et près de 70 000 entreprises. Il y a donc urgence. D'autant que selon un rapport d'étape réalisé par l'OCDE, dont les conclusions définitives sont prévues pour début 2014, les acteurs ne seraient pas encore suffisamment préparés à la catastrophe. Le projet fixe trois objectifs : renforcer la culture du risque des populations exposées, stabiliser le coût des dommages et renforcer la résilience des principaux services publics locaux. Il doit durer six ans, mais une révision à mi-parcours est déjà prévue. Chiffré à près de 133 millions d'euros, le budget est en grande partie (près de 100 millions d'euros) réservé au projet de La Bassée. Celui-ci vise à construire, sur cette plaine alluviale, un casier pilote pouvant stocker près de 10 millions de mètres cubes d'eau et réduire de 5 cm le niveau de la Seine en cas d'événement centennal.