Les conclusions sont alarmantes. D’une part, il ressort que les cellules de placenta humain sont très sensibles au Roundup, à des concentrations inférieures aux usages agricoles, ce qui explique peut-être des avortements et naissances prématurées chez les utilisateurs aux États-Unis. De plus, à la surprise des chercheurs, des effets ont été mesurés sur la synthèse des hormones sexuelles, ce qui classe cet herbicide parmi les perturbateurs endocriniens potentiels. Autre constatation, les effets du Roundup sont toujours supérieurs à ceux de son principe actif, le glyphosate, ce qui incrimine directement le produit. Ces travaux, financés par le Comité d’information et de recherche indépendantes sur le génie génétique et la Fondation pour une terre humaine, ne manqueront pas d’interpeller Monsanto, le fabricant, qui a beaucoup communiqué sur les vertus écologiques de son produit.Cliquez ici pour lire l'étude : « Differential effects of glyphosate and Roundup on human placenta cells and aromatase »Pour tout renseignement sur Environnement & Stratégie, vous pouvez écrire à son rédacteur en chef Jean-Philippe Bondy en cliquant ici.