Ce sont les résultats peu encourageants au regard des objectifs fixés par la directive cadre sur l’eau d’une étude* du Muséum national d’histoire naturelle. D’autant que les données du bilan officiel dressé fin 2004 reprises par l’auteur sont, selon lui, incomplètes. Elles ignorent en effet les micropolluants émergents et d’origine microbiologique. Les premiers sont des substances mises récemment sur le marché ou anciennes et dont la dangerosité a été sous-estimée (produits de dégradation ou de substitution des pesticides, phtalates, retardateurs de flamme bromés, dioxines…). Les secondes, des micro-organismes (champignons, levures, bactéries, micro-algues, prions…) que les milieux aquatiques dégradés favorisent justement. L’auteur plaide pour la création d’observatoires nationaux et par bassin versant sur ces polluants et pour une meilleure coordination entre les chercheurs et les services de l’État.Fabian Tubiana* « La prise en compte par la France des polluants chimiques et d’origine microbiologique présents dans les eaux, dans le cadre de la mise en œuvre de la directive cadre sur l’eau – mai 2005 »L’étude sera prochainement disponible sur le site du Muséum national d’histoire naturelle : www.mnhn.frRetrouvez notre dossier Eaux usées dans notre numéro de septembre.Pour entrer en relation avec la rédaction d'Environnement Magazine, cliquez ici.