L’élu, qui a pu prendre connaissance du plan ministériel, a déclaré que la région du Béarn, hostile à cette réintroduction, serait épargnée. Le ministère aurait choisi de lâcher les plantigrades – le chiffre de 5 ours slovènes est avancé - dans au moins trois communes favorables à cette opération : Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), Arbas (Haute-Garonne) et Massat (Ariège). Toujours d’après l’élu, les premiers lâchers devraient commencer au plus tard début avril, ce qu’il considère comme un « passage en force » inacceptable. L’imminence de l’annonce ministérielle a re-mobilisé les opposants à l’ours : les premières manifestations sont programmées à Escot (Pyrénées Atlantiques) ce 2 mars et à Toulouse (Haute-Garonne) le 7 mars. L’Institution patrimoniale du Haut-Béarn se réunira le 2 mars pour débattre de cette réintroduction : tout d’abord favorable à la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées après la mort de Cannelle, la dernière femelle de souche béarnaise fin 2004, cette institution a changé de camp après les déclarations de l’ancien ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier qui souhaitait tripler en cinq ans la population ursine dans la région.Michaël PronierCliquez ici pour écrire à la rédaction d’Environnement-online.