Enel n’a pas baissé le glaive et souhaiterait toujours acquérir Suez - dont la capitalisation boursière est estimée à 40 milliards d'euros – en contractant un prêt d'un montant total de 50 milliards d'euros. Le pool bancaire européen partenaire pourrait être constitué des banques UniCredito, Banca Intesa, Mediobanca, Capitalia, Sanpaolo-IMI, Monte Paschi di Siena ainsi que Crédit Suisse, Deutsche Bank, Dresdner Bank et UBS même si seul le Crédit Suisse a confirmé pour l’instant son intérêt. Selon la presse italienne, une partie de ces 50 milliards serait utilisée comme un crédit-relais, le temps pour Enel de céder certains actifs de Suez, en particulier dans le secteur de l'environnement. La Commission européenne attend quant à elle pour le 17 mars des explications complémentaires au gouvernement français sur le projet de fusion GDF-Suez. Enel pourrait attendre la décision de Bruxelles pour lancer sa contre-offensive. Son plan d’attaque pourrait être révélé à Londres le 23 mars au cours de la présentation de son plan stratégique triennal.Michaël PronierCliquez ici pour écrire à la rédaction d’Environnement-online.