« Pour limiter les conflits de voisinage, susceptibles d’annuler des chantiers ou d’aboutir à la fermeture de sites, il faut rassurer les riverains. C’est pourquoi nous avons décidé d’accroître notre maîtrise des odeurs », explique Diane d’Arras, directrice métier et recherche chez Suez Environnement. Les techniques actuelles permettent déjà de réduire de 95 à 99,9 % des nuisances olfactives autour des usines. Mais des effluves peuvent encore s’en échapper. Y remédier, c’est l’objectif affiché par le programme Nose que vient de lancer l’entreprise. Comme certains de ses concurrents, Suez Environnement fait appel à des jurys de riverains, capables de l’alerter au plus vite en cas d’anomalie. Mais il est allé plus loin que les autres. Il a formé, en plus, une vingtaine de ses employés à la caractérisation des odeurs. « Le nez humain est beaucoup plus sensible que les détecteurs chimiques. Il est capable de reconnaître immédiatement jusqu’à cinq ou six odeurs à la fois », apprécie Pascal Dauthille, responsable du pôle effluents organiques au Centre international de recherche sur l’eau et l’environnement (Cirsee) de Suez. « Lorsque nous travaillons sur un site, nous y prélevons des échantillons d’air. Puis nous les faisons sentir à nos experts. Ils nous orientent directement vers la famille de molécules à chercher, donc vers la cause des nuisances. Cela nous fait gagner deux jours d’analyses chimiques. » ETPContact : Suez Environnement, tél. : 0158185000Cliquez ici pour découvrir et vous abonner à Environnement Magazine.Cliquez ici pour consulter le site de Suez environnement.Cliquez ici pour écrire à la rédaction d’Environnement Magazine.