Le navire avait été surpris avec une nappe de 66km d’hydrocarbures dans son sillage l’année dernière au large de la Bretagne. Après avoir déjà condamné à plusieurs reprises des « dégazeurs » à des amendes de 500 000 euros, la justice condamne cette fois-ci Viktor Mykhaylov, le capitaine de ce navire, à la plus forte pénalité infligée en France. L’armateur devra payer 90% de cette somme. Pour Jacques Mangold, directeur de Vigipol, syndicat regroupant une centaine de communes bretonnes, interrogé par le quotidien Le Figaro, la hausse du montant des amendes soutenue par le renforcement de la législation antipollution instaurée par la loi Perben, est un moyen de dissuasion qui « commence à payer ». Aucun flagrant délit de dégazage n’a été constaté cette année en Atlantique par les autorités maritimes françaises, mais la différence entre les jurisprudences nationales en Europe provoquerait un déplacement des dégazages. « Les rejets au large de l'Espagne ont augmenté » depuis que la justice française est plus sévère, regrette Jacques Mangold qui demande une harmonisation des peines au niveau communautaire.Michaël PronierCliquez ici pour écrire à la rédaction d’Environnement-online.