Adoptée à l’unanimité par le parlement de l’époque, elle est la première réglementation à aborder les considérations environnementales comme un tout. Elle institua notamment les études d’impact pour certains aménagements publics et privés, modernisa le statut des réserves naturelles, créa les réserves volontaires devenues depuis régionales et généralisa le système des listes d’espèces protégées.Pour les associations de protection de la nature, ce texte « a permis de nombreuses avancées », même si « tout n’est pas réglé ». Certaines espèces sont encore menacées comme l’esturgeon d’Europe, l’outarde canepetière, l’ours brun ou encore de nombreux oiseaux. A l’occasion de cet anniversaire, le Muséum national d’histoire naturelle et la LPO ont d’ailleurs publié un bilan de santé des différentes populations d’oiseaux, qu’ils réactualiseront tous les deux ans.Enfin, rappelons que la date du 10 juillet marque également le triste anniversaire de la catastrophe de Seveso, près de Milan en Italie. Le nuage toxique répandu par l’usine chimique du groupe suisse Hoffman-La-Roche avait affecté 193 personnes d’une grave maladie de peau, la chloracné. Hasard du calendrier, quelques jours après était voté un autre texte fondateur : la loi du 19 juillet 1976 sur les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).Fabian TubianaCliquez ici pour consulter le dossier du ministère de l’Écologie sur le sujetCliquez ici pour en savoir plus sur le livret « Le statut des oiseaux en France »Cliquez ici pour écrire à la rédaction d’Environnement Magazine.