L’institut de microbiologie de l’université de Munster a en effet développé par modification génétique d’E.Coli une souche de bactéries capable de réaliser une transestérification des acides gras des huiles végétales. Avec l’aide de glucose comme substrat pour les bactéries, on obtient à partir des acides gras un éthylester et non un méthylester comme c’est le cas avec l’utilisation de méthanol dans les procédés de synthèse traditionnels. Ces éthylesters, appelés microbiodiesel par les chercheurs allemands, peuvent tout aussi bien être utilisés comme biocarburants. L’intérêt de ce procédé breveté est triple : il consomme moins d’énergie que la transestérification classique, évite l’usage d’un produit toxique (le méthanol) et permet surtout la production de biocarburant d’origine totalement renouvelable. L’équipe de Munster étudie maintenant tous les substrats bon marché qui pourraient être utilisés par les bactéries à la place du glucose.Contact : Dr Steinbuchel, mersmann@uni-muenster.deCécile Clicquot de Mentque
Cliquez ici pour découvrir et vous abonner à La Lettre de l’environnement.Cliquez ici pour écrire à la rédaction de La Lettre de l’environnement.