Selon le polluant, de 5 à 30 % des logements sortent du lot avec des concentrations plus élevées que la moyenne. 9 % présentent des teneurs très élevées pour plusieurs polluants simultanément. Excepté deux éthers de glycol, tous les composés organiques volatils (COV) mesurés sont présents dans 80 à 100 % des logements. L’étude en a mis en évidence plusieurs groupes dont les concentrations évoluent de manière conjointe, laissant supposer des sources communes.Pour obtenir ces résultats et beaucoup d’autres, l’Observatoire a passé au crible 576 résidences principales dans 74 communes et 55 départements entre octobre 2003 et décembre 2005. Une trentaine de polluants chimiques, physiques et microbiologiques ont été suivis pendant une semaine. Contrairement à la phase pilote menée en 2001 dans 90 logements, cette étude est « représentative de la situation des 24 millions de résidences principales en France métropolitaine continentale. » Elle devrait permettre l’établissement de valeurs de référence (valeurs guides) toujours inexistantes pour l’air intérieur (hormis pour le radon et l’amiante).A suivre en 2007 : d’autres résultats sur la contamination fongique et la présence d’humidité, et l’exploitation des informations collectées sur les caractéristiques techniques des logements et le comportement des ménages. Objectif : caractériser l’origine exacte des ces pollutions.Fabian Tubiana
Retrouvez notre dossier technique sur la mesure de la qualité de l'air intérieur dans notre numéro de janvier-février.Cliquez ici pour consulter le rapport détaillé à télécharger sur le site de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur.Cliquez ici pour écrire à la rédaction d’Environnement Magazine.