Après Air Pays de la Loire (lire EM n° 1659 p. 7) et Airparif au début de l'été, Lig'Air, réseau de surveillance de la qualité de l'air en région Centre, s'est penché sur les pesticides atmosphériques. Mi-juillet, il a clos sa première campagne de mesure en continu, là où d'autres ne mènent que des campagnes ponctuelles et exploratoires. Cette surveillance a vocation à être reconduite chaque année pendant six mois, les saisons d'épandage, dans le cadre du plan régional santé-environnement, sur cinq sites fixes : trois ruraux et deux urbains (Tours et Orléans). Les têtes de prélèvement à bas débit ont montré que semaine après semaine, les concentrations retrouvées dans l'air ambiant variaient au gré de l'activité aux champs, mais pas dans les mêmes proportions d'un site à l'autre. Pour apprécier les résultats, Lig'Air a construit un indice, l'indice Phyto, basé sur les doses journalières admissibles, et qui place le site arboricole de Saint-Martin-d'Auxigny largement en tête avec une moyenne de 1,85 ng/ m3 et un pic à 10 ng/m3 fin juin. « On a constaté aussi que le site urbain d'Orléans, sous l'influence de grandes cultures, présente un indice Phyto supérieur à celui du site rural de Saint-Aignan », ajoute Olivier Pétrique, ingénieur d'études chez Lig'Air. Sur 49 pesticides recherchés, 30 ont été détectés au moins une fois. Exactement le même nombre que chez Airparif, dont le spectre de détection couvrait 80 molécules. Les cinq sites de mesure franciliens affichaient des teneurs variant de 0,1 à 305 ng/m3, record détenu par le site beauceron sur le polluant chlorothalonil la semaine du 6 au 13 juin. Le capteur de Paris intra-muros a recensé 19 composés différents.