Il y a béton de chanvre et béton de chanvre. Et Michel Rizza, président de Balthazard et Cotte (groupe Lhoist), n'hésite pas à faire valoir les avantages de sa technologie, le béton de chanvre Tradical. Celui-ci se caractérise par des performances exceptionnelles de résistance à la compression (1,5 Mpa contre 0,5 pour d'autres bétons de chanvre) et aux cycles gel-dégel (20 cycles, soit autant qu'une pierre tendre). Ces résultats sont le fruit du savoir-faire du groupe dans la maîtrise de la chaux. Celle utilisée est aérienne, c'est-à-dire dont la prise se fait au contact de l'air. Par l'ajout d'additifs naturels de base végétale ou minérale, Lhoist lui confère une rhéologie et un comportement garantissant la bonne mise en oeuvre du béton. En particulier, le problème de la "compétition" entre la chènevotte de chanvre et la chaux face à l'eau a été résolu en maîtrisant le phénomène d'attraction de l'eau par le chanvre. La prise se fait sur vingt et un jours, comme un béton traditionnel, mais avec des performances d'isolation thermique et phonique beaucoup plus élevées (conformes à la RT 2005) et un bilan CO2 très favorable. Brevetée en France en 2001, cette technologie vient d'obtenir la garantie décennale par le C2P (pour les assurances) et un brevet international.