Le syndicat intercommunal des eaux Veyle-Reyssouze-Vieux-Jonc (22 communes à l'ouest de Bourg-en-Bresse (01) et près de 31 000 habitants) doit choisir ces jours-ci la société qui réalisera sa station de traitement des solvants chlorés. Après un premier appel d'offres infructueux faute de propositions, trois entreprises ont répondu à une seconde consultation : Sogea (Vinci), MSE-OTV (Veolia) et Saur. « La présence de solvants chlorés a été détectée dès 1992 dans les nappes phréatiques, explique Noël Bennonier, président du syndicat. Mais, récemment, les normes européennes ont abaissé les seuils tolérés et nous sommes juste au-dessus. La Ddass nous a alors mis en demeure de procéder à cette filtration ». Conseillés par le bureau d'études Safege, les élus ont retenu la technique des filtres à charbon actif : l'eau de la nappe sera puisée, filtrée puis injectée dans le réseau après chloration. « Notre station traitera tous les polluants, sauf les nitrates », affirme l'élu. L'ouvrage, réalisé près des puits de captage, nécessite un investissement de 2,6 millions d'euros HT. Les travaux devraient commencer en septembre et durer dix-huit mois. La société retenue devra aussi former les responsables de la société fermière, Alteau, à son exploitation. En parallèle, la communauté d'agglomération de Bourg-en-Bresse conduit une étude pour déterminer l'origine de ces polluants. « Nous avons pris du retard du fait de la nécessité de sonder des terrains privés, selon Noël Bennonier. Les résultats seront connus à la fin de l'année. »