Vinci Construction vient d'enregistrer sa première référence du procédé R3F. Cette technologie de traitement des eaux usées met en oeuvre des bactéries fixées sur un support mis en suspension dans l'effluent. Bien que connu, ce principe n'a quasiment pas été appliqué en France en eaux urbaines, mais est promis à un bel avenir. Onze unités (jusqu'à 120 000 EH) sont programmées. Vinci met en avant la compacité du R3F grâce à la grande surface spécifique du support plastique (500 à 1 200 m2 par mètre cube), sa pérennité, la régularité des performances épuratoires et, enfin, l'exploitation simple et peu coûteuse grâce à une faible consommation d'énergie (pas de recirculation de boues ou de décolmatage de filtres). Le procédé R3F entre en concurrence directe avec les biofiltres, mais il peut aussi être employé en prétraitement des eaux activées pour répondre aux évolutions saisonnières ou au sous-dimensionnement de stations anciennes. On notera que la clarification se fait par flottation, une technique compacte et rapide qui sort des boues à 35 g/l pouvant rejoindre la déshydratation sans épaississement.