a ville de Toulouse a mené au printemps une campagne d'analyse expérimentale dans les eaux. Elle visait à identifier et quantifier les principaux polluants de surface liés au ruissellement urbain grâce à un prototype de capteur passif conçu par le laboratoire des interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique ( IMRCP) de l'université Paul-Sabatier. L'échantillonnage passif piège les polluants directement dans les eaux avec intégration dans le temps, contrairement à l'échantillonnage actif basé sur des prélèvements. Les chercheurs toulousains ont utilisé un gel d'huile de tournesol microporeux, qui assure non seulement l'accumulation des polluants organiques polaires (hydrocarbures, pesticides, etc.) mais également leur diffusion, évitant le recours à une membrane. Sous forme de pastille flottant à la surface de l'eau grâce à ses propriétés hydrophobes, le « captogel » est sélectif d'un type de composé selon la nature de l'huile végétale utilisée.