Les déprises agricoles datent du Moyen-Âge. Mais que deviennent ces espaces lorsque la nature y reprend ses droits ? Étonnamment, peu d'ouvrages traitent de leur transformation en forêts. Sous la plume d'Annik Schnitzler et de Jean-Claude Génot, respectivement professeur à l'université de Metz et écologue, cette « nature férale » devient une aventure biologique à part entière. En France, elle n'a pas les faveurs des gestionnaires d'espaces naturels, qui voient dans le reboisement spontané un facteur de fragilisation des milieux. Ce plaidoyer en faveur des espaces fermés, des forêts « naturelles », a le souci de rectifier certaines vérités. Qui sont toujours bonnes à lire !