Douze associations fran çaises s'unissent pour créer le collectif Mines d'uranium. Le but ? Inciter Areva à rendre publiques les cartes de mesure de la radioactivité par hélicoptères et obtenir ensuite des critères de dé conta mi na tion s u f f i s a m m e nt p r o t e c t e u r s pour ces sites. « C'est pourquoi les associations de treize départements français (Allier, Creuse, Deu x-Sè vres, Finistère, H au t e - Vi e nn e, L o ir e, Morbihan, Puy-de-Dôme …) se sont rassemblées pour partager leurs compé tences, mais aussi pour éviter que des minerais issus des mines d'uranium e x p l o i t é e s aujourd'hui au Niger soient disséminés dans l'env ironnement, comme ce f ut le cas hier en France », ex plique Bruno Chare yron, responsable du laboratoire de la Criirad. Entre 1945 et 2001, les deux cents mines d'uranium françaises ont é c ar té le m i n e r a i jugé p a s assez radioactif pour être exploité. Celui-ci, appelé stérile, a été simplement entassé ou utilisé comme remblais pour des routes, des parkings, des bâtiments privés et publics et parfois jusqu'à des di zaines de k i l o m è t r e s de la m i n e. « L e s stériles peuvent être cent fois plus radioactifs que la radioactivité naturelle », a f f i r m e Bruno Chareyron. U n e dizaine de sites ont dé jà été dé cont aminé s par Areva. Mais, « il a fallu di x ans a v a n t que l'e n t r e p r i s e accepte de décontaminer la plateforme d'une scierie renfermant 8 000 m3 de remblais provenant de l'ancienne mine de Saint-Priest-La-Prugne », exp li qu e Arlette M aussan, présidente du collectif B ois n o i r, s i g n at a i r e du collectif Mines d'uranium. Dans le Puy - de-D ôme, c'e st une é cole qui a été décontaminée en 2006. La cartographie éla borée par Areva pourrait ré véler de nouveaux sites à traiter et de nouvelles batailles pour le Collectif.