Il ne s’agit pas d’un abandon. Juste d’une « inflexion de la trajectoire », histoire de remettre le projet sur la bonne voie. Face aux élus et parlementaires craignant de voir couler le projet, le ministre s’est voulu rassurant. Dans l’état actuel des choses, les majors Bouygues et Vinci, concurrentes sur ce projet, ne jugent pas le projet rentable. Le partenariat public-privé (PPP) sur lequel il repose aurait peu de chance d'aboutir. Il est donc temps de remodeler, de recalibrer et d'optimiser ce projet d’ampleur. D’autant qu’à la mi-2014, une aide financière sera demandée à l’Union européenne. D’ici là, des « financements innovants » doivent être trouvés pour compléter l'enveloppe d’origine, évaluée tout de même à 4,3 milliards d'euros. Selon le gouvernement, il manque au bas mot 1,5 milliard d'euros.MB