R éactivité, adaptabilité, expérimentation. Ces mots résument l'esprit du Plan loup 2013-2017, qui sera lancé en avril. Le précédent a fonctionné sur certains points (meilleure communication sur le sujet) et échoué sur d'autres (la prédation a augmenté). Excédés par les attaques sur leurs troupeaux – plus d'un millier par an pour une population de 200 animaux –, les éleveurs sont à bout. Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, le sait et promet plus de réactivité de l'administration pour autoriser les tirs de défense et une procédure d'indemnisation simplifiée. « L'autre caractéristique du plan est d'assumer la nécessité d'une gestion différenciée », éclaire Delphine Batho, ministre de l'Écologie. D'un massif à l'autre, les pratiques pas-to rales varient. La menace exercée par le loup aussi. Il faut donc un suivi biologique plus réactif et des réponses « graduées, territorialisées ». Des méthodes autres que les tirs de défense pourraient être testées, par exemple des captures temporaires pour effrayer et dissuader le canidé de revenir là où il s'est fait prendre. Le loup reste toutefois une espèce strictement protégée. La lutte contre son braconnage est à intensifier. Le gouvernement s'y engage, laissant perplexe l'association Ferus (Ours-loup-lynx conservation), qui attend de juger sur pièces