À peine créé, l'Institut de l'économie circulaire, présidé par le député François-Michel Lambert, revendique déjà une soixantaine d'adhérents, élus, fédérations professionnelles, ONG et entreprises. L'association, qui souhaite susciter une loi sur le sujet d'ici à la fin de la mandature, se met en ordre de bataille. Elle a monté cinq groupes de travail : réglementation, circuits inverses, économie circulaire dans la stratégie de l'entreprise, économie de fonctionnalité et « cradle to cradle ». « Travail collaboratif, rédaction d'un livre blanc, colloque national en fin d'année : nous utiliserons tous les moyens pour faire réfléchir, mobiliser et informer », explique Grégory Giavarina, le délégué général. Cette naissance concrétise de nombreuses réflexions en cours. Pour preuve, le Conseil économique, social et environnemental travaille sur un avis sur l'économie circulaire qui devrait être publié en fin d'année. L'Assemblée nationale s'est dotée d'un groupe d'études « Économie verte et économie circulaire », présidé par le député Dominique Potier. Et la Fondation Ellen MacArthur crée le club des « 100 de l'économie circulaire », qui regroupera les entreprises s'engageant à accélérer la transition et que vient de rejoindre Tarkett, spécialiste des revêtements de sols.