Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?

Faut-il assouplir le principe pollueur-payeur pour réhabiliter les friches ?

LA RÉDACTION, LE 1er AVRIL 2013
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Le dispositif que nous proposons dans le cadre du projet de loi sur le logement et l'urbanisme vise à fournir un encadrement réglementaire pour permettre à des tiers de réhabiliter des friches industrielles polluées. Par tiers, nous entendons maîtres d'ouvrage publics et privés. Lorsqu'un aménageur rachète un site, il peut vouloir envisager des travaux de réhabilitation plus importants que ceux prescrits à l'ancien exploitant. Actuellement, le manque de synchronisation entre acteurs provoque souvent des blocages. L'objectif est donc de simplifier cette procédure et de la sécuriser. L'ancien exploitant conserve ses obligations de remise en l'état et un arrêté préfectoral encadre le projet de réhabilitation de l'aménageur. Celui-ci sera soumis à une garantie à première demande, avec un recours possible de l'État vers l'ancien exploitant en cas de défaillance. Sur les sites orphelins, le tiers devra intégrer à ses travaux la mise en sécurité du site, aujourd'hui gérée par l'Ademe. Sur les sites pollués orphelins, la première question qui se pose est de savoir qui va payer. Si un tiers accepte de se substituer au débiteur de premier rang, pourquoi pas ! Mais ce transfert du principe pollueur-payeur soulève quand même plusieurs questions. Cela implique déjà qu'un promoteur immobilier ait les capacités de surveillance et de réhabilitation environnementale suffisantes. Un tel dispositif devrait aussi nécessairement s'accompagner de consultations publiques pour débattre des usages futurs des terrains et de l'opportunité, par exemple, de créer des zones pavillonnaires « low cost » sur d'anciennes friches polluées. Enfin, cette proposition contourne le problème de fond : il ne remet pas en cause la responsabilité des sociétés mères dans l'abandon des sites pollués par leurs filiales.


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Financement de l’eau : le défi majeur qui s’impose aux futurs élus
Financement de l’eau : le défi majeur qui s’impose aux futurs élus
Régis Banquet, d'Intercommunalités de France : « L’eau s’invite parmi les grandes priorités de la campagne municipale »
Régis Banquet, d'Intercommunalités de France : « L’eau s’invite parmi les grandes priorités de la campagne municipale »
Christophe Dingreville, de l'UIE : « Les maires sont les premiers acteurs de l’eau en France, une responsabilité unique en Europe »
Christophe Dingreville, de l'UIE : « Les maires sont les premiers acteurs de l’eau en France, une responsabilité unique en Europe »
Equans renforce sa stratégie dans l’hydrogène et les e-carburants
Equans renforce sa stratégie dans l’hydrogène et les e-carburants
TOUS LES ARTICLES
Les plus lus