Le projet Ecosistem a débouché sur le développement d'une membrane en PVDF percée de nanotubes qui adsorbe et piège les ions de métaux lourds présents dans l'eau. Une fine couche d'or déposée de chaque côté de la membrane permet de constituer un capteur, qui, associé à un système de mesure électrochimique, informe sur l'ion piégé (potentiel redox et quantité) sans avoir à prélever un échantillon d'eau. Grâce à sa structure 3D, il est quatre fois plus sensible (de l'ordre de 0,1 µg/l) que la plupart des systèmes à électrodes sérigraphiés en 2D. Et contrairement aux électrodes à mercure, le système ne contient aucune substance toxique. Le procédé détecte déjà huit métaux (Ci, Pb, Cd, Cr notamment). Prochaine étape pour le porteur du projet, le laboratoire des solides irradiés (CEA, CNRS et École polytechnique) : le transfert de technologies. l