Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
BIODIVERSITÉ

Sélune : nouvelle reculade dans l'effacement des barrages

LA RÉDACTION, LE 21 MARS 2016
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Contrairement au projet présenté en janvier, le préfet de la Manche a signé le 3 mars un arrêté portant autorisation de vidange du barrage de Vezins, mais sans évoquer son démantèlement. « Trop, c’est trop ! Nous allons engager une triple procédure contentieuse au pénal, au civil et au plan administratif, ainsi que devant les juridictions européennes », bondit Jean-Paul Doron, président de l’Union régionale des fédérations de pêche, membre des Amis de la Sélune. Ces derniers demandent un arrêté d’effacement des 2 barrages (Vezins et La Roche qui boit) conformément aux avis de la commission locale de l’eau du Sage (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux) de la Sélune, de la commission d’enquête publique et du Coderst (Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques) de la Manche. Ils demandent également à l'agence de l'eau Seine-Normandie de ne pas financer la vidange des retenues dans ces conditions.L’arrêté fait suite à une proposition récente de reprise des barrages de la Sélune par la société Valorem. « Ils proposent de capturer les saumons à l’aval et de les remettre à l’amont. Mais les saumons ne trouveront pas de frayères car elles sont ennoyées par le barrage. Les nombreuses études menées sur le sujet montrent toutes que l’arasement est la seule solution pour restaurer la continuité écologique », insiste Christian Allain, vice-président de Manche Nature.Pour rappel, le Sage de la Sélune prévoyait la suppression de ces barrages en 2013, date de la vidange décennale. Annoncé en 2010 par Chantal Jouanno, alors secrétaire d'État chargée de l'Écologie, l’arasement de ces ouvrages est une des rares mesures phares du Grenelle de l’environnement concernant la continuité écologique.Sylvie Luneau


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Plan d'eau : le Conseil d’État protège les zones humides et sanctionne l’État
Plan d'eau : le Conseil d’État protège les zones humides et sanctionne l’État
Indice NAT 40 :  biodiversité et économie, même combat
Indice NAT 40 : biodiversité et économie, même combat
Tribune | COP30 : la transition juste reconnue, l’ambition et la finance sacrifiées  
Tribune | COP30 : la transition juste reconnue, l’ambition et la finance sacrifiées  
Diable de mer : l’espèce passe en « danger critique d’extinction »
Diable de mer : l’espèce passe en « danger critique d’extinction »
TOUS LES ARTICLES BIODIVERSITÉ
Les plus lus