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ENERGIE

Compenser dans les règles

LA RÉDACTION, LE 28 FÉVRIER 2008
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Vous lancez une charte sur la compensation volontaire des émissions de CO2. Pour quelles raisons ? Pour donner des règles du jeu - la qualité des projets de compensation d’émissions de CO2 est très variable - mais surtout informer de façon transparente le consommateur, à l’aide du portail www.compensationCO2.fr. L’idée est de pouvoir comparer les projets. Quels sont les grands principes de cette charte ? Les opérateurs, qui sont parties prenante de l’initiative, doivent se référer aux méthodologies développées pour les mécanismes de projets (MDP et MOC) dans le cadre du protocole de Kyoto. Les réductions d’émissions doivent être réelles, vérifiables et répondre au principe d’additionnalité. Elle doivent aussi être garanties dans le temps, et leur traçabilité doit être clairement établie (obligation de tenir un registre). L’idée n’était pas de monter un système ultra-élaboré et techniquement imparable, mais d’améliorer les pratiques. A combien s’élève le marché de la compensation volontaire ? Il est naissant. Une étude de la CDC estimait à 13 Mt les volumes échangés en 2006 dans le monde. En France, je l’ai évalué à 100 000 tonnes de CO2 en 2007, avec un prix de vente moyen de 18 euros. 60% des achats sont réalisés par des entreprises généralement peu informées sur ce qu’est la compensation. Notre but est qu’ils aillent au delà, en mettant en œuvre un bilan carbone et des actions de réduction des émissions. Cette activité n’est-elle pas déjà encadrée ? Oui, par des labels privés réalisés par des bureaux d’études agréés par la convention cadre sur le changement climatique des Nations Unies, dérivés des référentiels des MDP et MOC, tels que Gold Standard aux Etats-Unis et TUV SUD en Allemagne. Mais ils sont très élitistes. Par ailleurs, l’Ademe participe aux côtés de l’Afnor à un groupe de travail de l’Iso pour défricher le sujet : pour l’heure, les réflexions portent sur la définition de l’empreinte carbone, pour ensuite normaliser les crédits. Mais cela prendra 3 à 4 ans.Jean-Philippe Bondy, Environnement & Stratégie


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