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[Tribune] Autoconsommation : quand est-ce-qu'on y va ?

[Tribune] Autoconsommation : quand est-ce-qu'on y va ?
Bruno Capdordy, VP Home et Distribution France chez Schneider Electric. Crédits : Schneider Electric
Par Bruno Capdordy, le 4 octobre 2021.
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Si les Français ont pris conscience de l’urgence de passer à des énergies plus vertes, il ne faut pas oublier une partie de l’équation : leur propre consommation domestique. Et si l’essor, ces dernières années, de l’autoconsommation, montrait l’inversion de cette tendance ? C’est ce qu’estime Bruno Capdordy, VP Home et Distribution France à Schneider Electric.

En deux ans, la croissance a été fulgurante : alors que l’on comptait un peu moins de 40.000 installations en autoconsommation en 2018, on en dénombrait près de 95 260 en 2020 soit une hausse de 58 % ! Si les chiffres de l’autoconsommation sont en hausse, il est nécessaire que les pouvoirs publics accompagnent cet essor, au même titre que les travaux d’isolation sont aujourd’hui pour partie remboursés et qu’il existe des aides pour inciter à la rénovation énergétique.

L’autoconsommation ne doit plus rester l’affaire de quelques ménages, mais doit faire l’objet d’une véritable politique publique volontariste. Sous peine de voir ce formidable potentiel s’envoler et les inégalités se creuser.

Une prise de conscience progressive

Si la production d’énergie photovoltaïque pour sa propre utilisation domestique n’est pas chose nouvelle, une telle hausse n’avait jusque-là jamais été observée. L’autoconsommation est longtemps restée cantonnée à des zones peu raccordées au réseau traditionnel ou à la situation géographique instable (notamment en Californie, Afrique, Chine). Cette première phase, que l’on pourrait qualifier « d’autoconsommation par nécessité », a laissé place à une deuxième plus volontariste : des usagers qui ont investi dans cette solution par choix ou conviction. La volonté de consommer plus « vert » ou plus local a été l’un des principaux moteurs qui explique l’explosion de l’autoconsommation ces dernières années, cette volonté s’est aussi manifestée par la volonté d’investir dans un mode de transport décarboné.

Les deux sujets convergent ainsi dans la maison, avec d’un côté un véhicule électrique et de l’autre une installation en autoconsommation qui permet de bénéficier d’une énergie locale, dont le prix restera stable.

L’électromobilité comme moteur

Cette dynamique est révélatrice d’un mécanisme à l’œuvre dans l’esprit des Français : la prise de conscience de l’impact de leur consommation énergétique, dans toutes ses dimensions (mobilité, logement etc.) non seulement pour leur portefeuille, mais également à grande échelle pour l’environnement. Une « conscientisation » qui pousse à décarbonner sa propre consommation et devenir ainsi un acteur à part entière, au même titre que les entreprises, de la lutte contre le réchauffement climatique. D’autant plus que 43 % de la consommation énergétique du pays est liée
à celle des bâtiments et des logements.

Autre impératif pour qu’elle se démocratise : coupler cette solution à un outil de pilotage connecté qui permet de contrôler les charges énergivores du foyer (thermostats connectés, actionneur pour le chauffe eau, prises intelligentes capables d’éteindre les équipements en veille …). Enfin, il faudra développer l’usage de batteries capables de stocker l’électricité produite.

L’autoconsommation n’est plus un secteur de niche, réservé à une poignée de consommateurs. C’est désormais une véritable chance pour décarbonner la consommation, mais également de lutter contre un autre fléau : la précarité énergétique, qui touche aujourd’hui 6 millions de ménages en France, en permettant à chacun de disposer d’une fourniture stable et durable. Il est plus que jamais l’heure de se mettre en ordre de marche : les technologies sont disponibles, nous pouvons déjà accompagner les ménages dans leur volonté de baisser leurs émissions de gaz à effet de serre.
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