Offre Silver (à partir de 20 € / mois)
Newsletters gratuites
Accès abonnés Nos offres magazines Nos offres magazines
Menu
VIDÉOS
EAU
RECYCLAGE
ÉNERGIE
TERRITOIRES
CLEANTECH
POLITIQUES
POLLUTIONS
BIODIVERSITÉ
MOBILITÉ

Pesticides perturbateurs endocriniens : Générations Futures publie des cartes des eaux de surface suspectes

Pesticides perturbateurs endocriniens : Générations Futures publie des cartes des eaux de surface suspectes
Par Anthony Laurent, le 16 avril 2019.
Newsletters gratuites
-------------------- PUBLICITÉ --------------------
L’ONG environnementale Générations Futures a rendu public un rapport répertoriant la présence de pesticides perturbateurs endocriniens d’origine agricole dans les eaux de surface en France. Si les disparités entre les régions sont grandes, aucun département français n’est épargné.

Désireuse d’informer la population des risques qu’elle encourt, l’ONG Générations Futures vient de publier plusieurs cartes de France des eaux de surface (ruisseaux, rivières, fleuves, lacs, étangs, etc.) suspectées d’être polluées par des pesticides perturbateurs endocriniens. Ce nouveau rapport complète les études précédentes menées par l’association environnementale concernant la présence de ces produits chimiques dans l’eau du robinet, les aliments et l’organisme. Pour établir cette nouvelle étude, l’association a compilé les données répertoriées dans les bases des Agences de l’eau (bases de données « Naïades ») et analysé les produits chimiques recensés officiellement comme perturbateurs endocriniens dans la base américaine TEDX. Au total, le rapport « a nécessité de travailler plusieurs millions de résultats d’analyses », précise l’ONG.

Les principales conclusions du rapport ? « Un total de 232 substances actives de pesticides ou de métabolites perturbateurs endocriniens suspectés ont été trouvés au moins une fois dans chacun des départements français », indique François Veillerette, directeur de Générations Futures. Et d’ajouter : « Le nombre de substances actives de pesticides ou métabolites supposés perturbateurs endocriniens quantifiés est très variable selon les départements : de 4 pour la Corse-du-Sud à 90 pour le Calvados. »

Par ailleurs, « Les trois principales substances que l’on retrouve le plus dans les eaux de surface françaises sont le glyphosate (dans 37 départements), l’atrazine-déséthyl (30 départements) et le métolachlor (15 départements), ces deux dernières substances étant interdites dans l’Union Européenne (UE) depuis au moins 10 ans », fait savoir le porte-parole de l’ONG. Sans surprise, ce sont les régions de grandes cultures agricoles (le sud-ouest, le nord, le nord-est, etc.) qui sont les plus touchées, à la différence des régions montagneuses.

« La chimie agricole menace la biodiversité aquatique »

Pour François Veillerette, « ces données, montrant l’existence d’importants cocktails de pesticides perturbateurs endocriniens dans les eaux de surface de nombreux départements français, sont inquiétantes. Elles montrent que la chimie agricole menace la biodiversité aquatique. » Et le responsable associatif de poursuivre : « Ces résultats sont également à interpréter comme l’indicateur d’une contamination importante de l’environnement dans lequel vivent les humains. » Et de conclure : « Pour ces raisons, ils doivent pousser les responsables à mettre en œuvre d’urgence une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens qui visent réellement à leur interdiction totale. »

Le 8 février dernier, s’est achevée la consultation publique organisée par le gouvernement en vue d’une deuxième Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE), qui doit faire suite à la précédente adoptée en avril 2014. Générations Futures, qui y a pris une part active, dit « regretter la frilosité des représentants politiques censés impulsés le changement sur ces dossiers. » « Il est pourtant plus que temps d’agir ! », rappelle-t-elle. Et l’ONG de proposer quatre actions : travailler pour que l’UE garantisse une « réelle protection » des citoyens et de leur environnement aux dangers de ces polluants ; adopter une SNPE 2 « réellement ambitieuse » ; exclure de la mise sur le marché les pesticides perturbateurs endocriniens avérés et suspectés, et interdire les épandages de pesticides à proximité des lieux de vie et « de tous les points d’eau – fossés, cours et plans d’eau, collecteurs d’eau pluviale, bassins de rétention, puits, forages, caniveaux, avaloirs, bouches d’égout, même à sec –, et donc réviser l’arrêté du 4 mai 2017 sur l’utilisation des pesticides. »
Toute l'information de cette rubrique est dans :
Environnement Magazine
Le magazine pour les acteurs et décideurs du développement durable et des métiers de l’environnement.
Découvrir
Acheter un numéro
[Vidéo] Ça m'énerve : nos caniveaux ne sont pas des poubelles !
Dernier numéro
Actu réglementaire
À lire également
Vinci Airports annonce le premier puits carbone forestier autour de l'aéroport Lyon-Saint Exupéry
Vinci Airports annonce le premier puits carbone forestier autour de l'aéroport Lyon-Saint Exupéry
Vinci Airports a présenté son programme de reboisement réalisé en collaboration avec l’Office national des forêts (ONF) et le département du Rhône. Celui-ci est destiné à absorber les émissions résiduelles des aéroports de Lyon-Saint Exupéry et Lyon-Bron.
La « Valgorisation » à la conquête du marché canadien
La « Valgorisation » à la conquête du marché canadien
Valgo, entreprise française spécialiste dans la réhabilitation de friches polluées, s’installe au Canada et s’associe à la société On Demoli Inc., l’un des leaders québécois des travaux de démolition et de désamiantage.
Le gouvernement déploie 75 millions d'euros pour les solutions de gestion des déchets radioactifs
Le gouvernement déploie 75 millions d'euros pour les solutions de gestion des déchets radioactifs
Le ministère de la Transition écologique, le ministère de l'Économie, des Finances et de la Relance et le Secrétariat général pour l’investissement, ont lancé un appel à projets pour l’innovation dans la gestion des déchets radioactifs. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er mars 2022.
Grand Paris : la zone à faibles émissions s’étend aux véhicules Crit'Air 4
Grand Paris : la zone à faibles émissions s’étend aux véhicules Crit'Air 4
La deuxième étape de la zone à faibles émissions (ZFE) de la Métropole du Grand Paris est en vigueur depuis le 1er juin 2021. La restriction de circuler est étendue aux véhicules Crit’Air 4 au sein des communes situées à l’intérieur du périmètre de l’autoroute A86. Mais les professionnels touchés par la crise économique pourront bénéficier de dérogations de l’application.
Une surveillance « pérenne » des pesticides dans l’air ambiant
Une surveillance « pérenne » des pesticides dans l’air ambiant
Atmo France qui fédère les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA), et l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) ont mis en place un suivi annuel de 75 pesticides dans l'air extérieur en métropole et en outre-mer. Les premières données seront accessibles en été 2022.
La pollution atmosphérique accroitrait le risque de cancer du sein
La pollution atmosphérique accroitrait le risque de cancer du sein
Une récente étude dévoile l’existence d’un lien entre le dioxyde d’azote et la survenue de cancer du sein chez des femmes en Amérique du Nord et en Europe.
Pollueur-payeur : les contribuables paient les frais, alerte la Cour des comptes européenne
Pollueur-payeur : les contribuables paient les frais, alerte la Cour des comptes européenne
La Cour des comptes européenne indique dans un nouveau rapport que le principe du pollueur-payeur n'est pas totalement respecté au sein de l'Union européenne. Son application varie d'un secteur et d'un État membre à l'autre. Conséquence : ce sont les contribuables qui financent des actions de dépollution.
Tous les articles POLLUTIONS
Environnement Magazine est un site du Groupe Cayola.