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Comment monter une recyclerie ?

Par la rédaction. Publié le 1er février 2010.
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Depuis quelques années, de grands réseaux associatifs tels que le réseau Emmaüs (le plus ancien) et le Réseau des ressourceries (le plus répandu) se sont organisés et proposent d'accompagner les collectivités dans la mise en place de leur recyclerie. Un soutien précieux dont les premiers projets n'ont pas bénéficié. « Aucun réseau n'existait lorsque la ressourcerie parisienne l'Interloque a vu le jour en 2002 », explique Cédric Dawny, président de cette structure, aujourd'hui membre du Réseau des ressourceries qui emploie actuellement huit personnes à temps plein et compte 57 adhérents, contre 29 en 2007. « Nous avons donné beaucoup d'idées au réseau. Il a l'avantage de permettre à ses adhérents de profiter de l'expérience des anciens et de pouvoir suivre un cahier des charges bien précis », poursuit ce dernier. La création d'une recyclerie modèle n'est pas une mince affaire, cette dernière se devant d'assurer quatre fonctions majeures : la collecte des déchets (encombrants, déchets industriels banals...), le réemploi (réparation, vérification en atelier), la vente en magasin et la sensibilisation à l'environnement, en particulier auprès des scolaires. C'est pourquoi les responsables du Réseau des ressourceries conseillent et proposent des formations aux porteurs de projet ainsi qu'aux techniciens et aux futurs directeurs ou encadrants du site. En cumulant le temps passé pour mener une étude préliminaire (étude de faisabilité), rechercher les financements et réaliser les travaux, il faut quand même compter entre dix-huit et vingt-quatre mois pour qu'une recyclerie voit le jour. L'étude de faisabilité ne se limitant pas aux considérations économiques, techniques et juridiques, la culture des réseaux s'avère particulièrement utile. « Dans le code des marchés publics, certaines clauses portent sur la plus-value environnementale et l'insertion professionnelle que doit assurer la recyclerie », explique Nathalie Mayoux, secrétaire générale du Réseau des ressourceries. Si la collectivité peut, en théorie, prendre en charge la gestion de la recyclerie, dans les faits, « les partenariats avec des structures associatives sont quasi systématiques », précise Alain Geldron, chef du département prévention, recyclage et organisation des filières de l'Ademe. La mise en place de ces partenariats est simplifiée lorsque la collectivité assure elle-même la collecte et le traitement des déchets, comme la communauté d'agglomération du Pays voironnais, qui a achevé son étude préliminaire fin octobre. Elle compte déléguer la gestion de la future recyclerie à une association du dispositif « ateliers et chantiers d'insertion », un statut qui permet de bénéficier d'une aide financière importante de l'État. Cette collectivité territoriale prévoit de construire un bâtiment près de la plus grosse déchèterie de l'agglomération et de le mettre gratuitement à la disposition du personnel de l'association. « Nous prévoyons de verser à cette association des subventions à hauteur du coût évité d'enfouissement », précise Audrey Perraud, directrice du service traitement des déchets de cette communauté d'agglomération. En ce qui concerne la collecte, cette dernière envisage de recourir à l'apport volontaire sur site et en déchèteries. « Il est prévu de créer un emploi à temps plein sur chacune des deux plus grosses installations de l'agglomération pour identifier et récupérer les objets qui partiront à la recyclerie. Sur les six autres petites plateformes, des transferts réguliers seront assurés par les gardiens. » En tout, le projet devrait permettre d'employer une quinzaine de personnes en insertion ainsi que cinq encadrants. « Nous comptons gérer nous-mêmes l'activité de sensibilisation, notamment en organisant des visites du site écologique de La Buisse », poursuit-elle. Parallèlement, la collectivité doit définir une stratégie visant à maximiser le produit potentiel de l'activité économique que permettrait la revente des objets récupérés : « La structure peut se contenter de la revente des objets en l'état. Elle peut aussi développer une activité de "relookage" », poursuit Nathalie Mayoux. « Sur les 124 tonnes de déchets collectés en 2008, nous en avons valorisé 80 %. Aujourd'hui, le chiffre d'affaires lié à la vente des produits nous permet de créer des emplois », explique Cédric Dawny. « S'intéresser le plus tôt possible au tissu associatif local, regarder ce qui se fait déjà », c'est pour Cédric Dawny l'une des clés de la réussite. Mais, avant tout, le porteur de projet doit être persévérant et capable de nouer de multiples partenariats, notamment auprès des financeurs potentiels qu'il faut convaincre de la viabilité économique de l'entreprise. Outre leur appui technique (conceptions d'outils, guides...), les délégations régionales de l'Ademe ont la possibilité d'apporter un appui financier important aux collectivités, de même que les conseils généraux et régionaux.
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