Avis défavorable. C'est le verdict rendu par la commission d'enquête publique (CCNE) à la suite de la demande d'EDF de poursuivre les travaux de démantèlement complet de la centrale nucléaire de Brennilis (29), arrêtés depuis 2007. Pour Chantal Cuisnier, de la section Sortir du nucléaire Cornouailles, même si l'avis reste consultatif, c'est une véritable satisfaction. Depuis plusieurs années, les membres de la Commission locale d'information (CLI) répètent « qu'il n'y a pas d'urgence à démanteler le bloc réacteur » et soulignent que « ce démantèlement serait prématuré en l'absence d'installations pouvant accueillir les déchets ». Xavier Rabilloud, porte-parole du groupe Sortir du nucléaire, insiste sur la nécessité d'ouvrir un débat public national sur le démantèlement des installations nucléaires. Et si l'avis de la CCNE ne concerne que Brennilis, le débat doit « être global », permettre « l'expression équitable des différentes parties prenantes » et « se situer en lien avec la politique énergétique de la France ». Et les Verts de rebondir, lors de leur audition par la mission Roussely chargée de l'avenir de la filière nucléaire, en proposant de « réorienter les compétences et les ressources du secteur nucléaire vers la création d'une véritable filière du démantèlement nucléaire plutôt que de construire de nouvelles centrales ». Dans les décennies à venir, ce sont 400 réacteurs qui devront être démantelés.