Rollinger a mis au point une réaction thermochimique, qui consiste à plonger les déchets dans un bain d'hydroxyde de sodium (soude) et à partir de laquelle il a développé deux procédés. Le premier, le Luxotherm OHC, objet d'un brevet mondial, est actif à une température inférieure à 400 °C. Il transforme la quasi-totalité des matières hydrocarbonées combinant des atomes d'oxygène, d'hydrogène et de carbone, (d'où « OHC ») : polyesters, polyéthers, polyacrylates, etc., présents notamment dans les coques de bateaux, les ailes d'avion, la glycérine résiduelle des biodéchets. La réaction libère du carbonate de sodium (solide) classiquement convertible en soude. Elle produit également de l'hydrogène d'une pureté annoncée supérieure à 90 %. « La soude est couramment utilisée dans la fabrication de verre, comme additif en métallurgie ou dans le traitement des gaz de cheminées. Et l'hydrogène pourra être utilisé pour la recherche de nouvelles énergies pour le transport », souligne Marc Engelmann, dirigeant de Rollinger. Second procédé, Luxotherm Melt opère à 800 °C, ce qui permet d'élargir la palette des résidus à valoriser à de nombreux déchets dangereux : huiles de moteur, solvants, graisses, lubrifiants, vernis, peintures, colles, résidus bitumineux. Elle les transforme en hydrures de métaux alcalins et en hydrogène. À la suite des tests de l'Institut allemand Fraunhofer, validés par l'organisme certificateur TüV, Rollinger recherche des partenaires pour poursuivre ces travaux et élargir la palette des déchets traités.