Ne vous fiez pas aux apparences : cette verdure n'est un jardin vertical, mais un véritable centre de « production agricole » cultivant des micro-algues dans des photobioréacteurs. Le cabinet X-TU Architects, porteur du projet, travaille sur leur esthétique et leur configuration afin qu'ils deviennent des éléments d'habillage des façades. « L'objectif suprême est la symbiose : construire un système circulaire dans lequel les flux entrants et sortants du bâtiment seront minimisés », explique Olivier Scheffer, directeur R et D chez X-TU Architects. Un système où tous les effluents et rejets du bâtiment (eaux noires, eaux grises, déchets organiques, CO2, chaleur, froid...) seraient utilisés pour faire croître les microalgues et où aucun apport externe ne serait nécessaire. Il n'y aurait donc plus de rejets dans le réseau d'assainissement collectif. « Les microalgues seront ensuite valorisées par l'extraction de molécules à haute valeur ajoutée : pour l'alimentation, la cosmétique, la santé », détaille Olivier Scheffer. Le projet de recherche débouchera dès cette année sur les premiers prototypes industriels et, en 2013, sur les premiers démonstrateurs. En parallèle, avec le laboratoire Gepea du CNRS et la société Algosource Technologies, le cabinet affinera jusqu'à la fin du projet - en 2015 - la sélection des souches d'algues en fonction des effluents, ainsi que les conditions de culture.