Strasbourg a lancé début juillet la collecte enterrée des déchets. L'expérience dans 261 logements sociaux de Haute-pierre a vocation d'une part à se généraliser à l'ensemble du quartier dans les deux ans, d'autre part à s'étendre à partir de début 2013 à d'autres territoires d' « habitat vertical dense ». Ce mode d'habitation, sans surprise, est identifié comme le maillon faible, il fait monter à 20 % la moyenne des erreurs de tri dans l'agglomération. Se voulant pragmatique, la communauté urbaine (CUS) adapte au cas par cas son plan d'amélioration, par des réponses différenciées. À d'autres endroits, elle a rétréci l'opercule des bacs jaunes pour éviter le dépôt de gros volumes. Dans le quartier du port, elle remplace depuis avril les bacs en porte-à-porte par des conteneurs en apport volontaire au pied des immeubles. « Le taux d'erreur redescend à 2 ou 3 % », se félicite Caroline Barrière, vice-présidente en charge des déchets.
Les actions en cours de démarrage visent aussi la réduction à la source de 7 %, soit 17 000 tonnes annuelles de moins dans les cinq ans. Gisements principaux d'économies, le compost (9 000 tonnes améliorables) va bénéficier de subventions supplémentaires, tandis que les déchets des administrations et des entreprises vont se soumettre progressivement à la redevance spéciale entre 2013 et 2015, afin de gagner 6 700 tonnes. Ces deux familles de producteurs précéderont de deux ans les ménages, pour lesquels la CUS a fait récemment le choix de principe de la redevance plutôt que de la taxe. « C'est le mode le plus clair, le plus juste et le plus incitatif », selon Caroline Barrière. Mais le choix n'est pas irréversible, pas plus que le mode de facturation n'est défini – la préférence irait au volume. Les entreprises* joueront les éclaireuses pour voir si le passage de la taxe à la redevance se passe bien.