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Le marché des déchets en pleine mutation

LA RÉDACTION, LE 30 JUILLET 2012
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Xerfipublie une nouvelle étude sur le marché de la gestion des déchets. Un nouveau cycle s'ouvre pour le marché des déchets, indique Philippe Gat-tet en préambule avec l'érosion des performances des deux groupes Suez et Veolia alors que la production de déchets ménagers et industriels est en recul et que les pressions de leurs clients se font plus fortes. L'évolution de la structure économique de la filière est due pour une part à la montée en puissance d'autres entreprises d'envergure. D'autres acteurs sont venus remettre en cause le leadership des deux groupes parmi lesquels l'auteur cite Pizzorno, Nicol-lin, Coved, Urbaser, Séché, Derichebourg et Paprec. Il souligne également l'érosion des performances des deux groupes. Le taux de résultat opérationnel de Veolia Propreté est passé de 7,9 % en 2007 à 3,7 % en 2011 et, il est passé de 8,3 % à 6 % pour Suez Déchets Europe. « Preuve, pointe l'étude, que le succès de la stratégie d'internationalisation et de diversification des deux majors des déchets (notamment dans le recyclage) est loin d'être évidente. Ces résultats laissent augurer la fin de la période de croissance externe à court et moyen terme. « Les « poids moyens » doivent aussi prendre le temps de consolider leur organisation afin d'améliorer leurs performances financières (accroissement de la productivité et réduction des coûts) ». Certains sont en effet endettés ou commencent à être affectés par la conjoncture. Les autres entreprises ne sont cependant pas épargnées. Sur l'échantillon « représentatif »* retenu par Xerfi, le taux de performance opérationnelle a reculé de 1,6 point depuis 2004 pour s'établir à 5,1 % en 2011. La rentabilité financière régresse de 3 points, à 13,6 % sur la période. Le développement des filières REP (Responsabilité élargie du producteur) a provoqué ce que Philippe Gattet nomme une rupture avec une marge qui se fait de plus en plus au niveau du négoce et non plus de la collecte et du traitement. Le déchet prend de la valeur au stade où il devient matière première. Alors qu'en 2004, les activités de négoce représentaient moins de 5 % du chiffre d'affaires des entreprises intégrées à l'étude, elles représentent en 2010 plus de 10 %. Les prévisions financières découlant de l'étude montrent, au regard de l'état actuel de l'économie, une faible croissance du secteur, des baisses de volumes à collecter et la hausse tendancielle des coûts de production, logistique de la collecte et revalorisation du SMIC.


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