L'année 2012 sera sans doute coupée en deux. Entre un premier semestre satisfaisant, soutenu par des volumes de ventes prometteurs et un été annonciateur de pénurie. Les principaux clients industriels de l'agroalimentaire ont choisi bien souvent de basculer sur la palette d'occasion, pensant faire des économies. Résultat, une production de palettes neuves qui tourne au ralenti et un parc de palettes d'occasion vieillissant. Cela concerne en particulier la palette Europe standard. Sans évoquer dans l'immédiat, une répercussion à la hausse sur les prix de vente, le marché de l'occasion pourrait vivre d'ici à quelques semaines, quelques tensions. Le risque pour les entreprises de réparation est de se retrouver coincé entre des clients demandeurs de palettes d'occasion « bon marché » et une réalité qui impose désormais le déploiement de moyens plus importants pour aller capter de petits gisements de palettes d'occasion. Concernant le niveau de remise en état, la profession se limite à trois éléments de palettes réparables, mais avec le risque de pénurie, certaines entreprises pourraient réfléchir à deux fois avant d'envoyer une palette au broyage.